mardi 19 juin 2012

Dernier gel: gel.. c'est quoi un gel?

J'ai loupé le dernier gel ce printemps pour ma compilation de données climatiques de mon chez-moi en zone 4b.

Par contre, une chose est certaine: il était très, très tôt.  Beaucoup plus hâtif que d'habitude, et c'est pourquoi je ne l'ai pas noté, ne pensant pas que ce serait le dernier.  Le printemps a été très chaud, et au feeling, ce dernier gel a dû être en avril... alors que les livres mentionnent le début de juin pour ma région!

J'ai ainsi pu tricher et semer beaucoup plus tôt que prévu plusieurs plants.  D'ailleurs, pendant que je pense à le noter, je ne me rappelle pas l'avoir lu dans mes références, mais l'aneth et la coriandre se ressèment ici.  Leurs graines survivent donc à l'hiver...  D'autres années, je me permettrai de les semer beaucoup plus tôt que selon les calendriers, de façon à en profiter plus tôt dans l'été!

samedi 21 avril 2012

Mon jardin


C'est tranquille sur ce blogue dernièrement... Tout le contraire de ce qui se passe dans ma tête, dans ma vie!  Ce n'est que partie remise...

En attendant plus, et vu la belle saison qui approche, voici une photo du jardin en bacs que nous avons construit l'été dernier.  Sur la photo, deux bacs de 4pi par 8pi par 1 pi (1m20 par 2m40 par 30 cm) en cèdre.  Le premier est plein de terre et a été planté et ensemencé partiellement depuis peu; le second, à peine construit, attend sa terre!  C'était à la mi-juillet.  Cette année, mes deux bacs sont déjà prêts et n'attendent que le bon moment pour recevoir graines et plants sous peu...

Plus de détails un jour dans le futur!

mardi 13 décembre 2011

Atelier "Science et français!"

Mon amie Isabelle m'a invitée à présenter un atelier au colloque "Ta vie, ta culture, ton français" aujourd'hui à l'école secondaire Cap-Jeunesse à St-Jérôme. C'est ma première expérience de présentation à des jeunes du secondaire et j'ai bien hâte! Ça me rappelle de bons souvenirs de mon secondaire à moi, qui fut globalement une belle expérience. Par contre, ça fait longtemps, c'était bien avant l'internet et on n'imaginait même pas encore les réseaux sans fil et les tablettes! J'ai décidé de faire comme Isabelle, qui intègre ces technologies à ses cours de français, et j'ai préparé un petit exercice pour les élèves. Vous êtes sur Twitter? Suivez notre exercice de rédaction scientifique concise cet après-midi! Twitter nous limite à 140 caractères; c'est peu, mais dans certaines demandes de subventions ou de bourses, les scientifiques doivent parfois être presque aussi concis, ce qui nécessite une bonne maîtrise du français pour demeurer clair. Pour cet exercice, les élèves de secondaire 1 nous parleront des volcans (#fransci1) et ceux de secondaire 2, des roches (#fransci2), notions abordées récemment dans leurs cours de sciences. Le meilleur tweet de chaque niveau se méritera un petit prix!

J'ai beaucoup négligé mes blogues cet automne pour des raisons familiales et ce blogue-ci n'est pas aussi scientifique que je ne le souhaiterais, mais c'est quand même cette adresse que j'ai donné aux élèves pour recevoir leurs commentaires sur mon atelier. Avec l'Écolo gonflable, je souhaite partager mes connaissances en environnement. Mes billets s'inspirent grandement de ce qui survient chez moi au quotidien et j'utilise un niveau de langue plutôt familier; c'est typique d'un blogue! J'y glisse toutefois des connaissances vulgarisées quand l'occasion s'y prête. Comme quoi le français et la science vont ensemble partout, pas seulement à l'école ou au travail!

lundi 24 octobre 2011

Ode aux paniers bios

Je vous invite à lire le superbe texte de mon amie Marie l'Urbaine sur son expérience d'agriculture soutenue par la communauté! Elle a composé ce texte pour un événement organisé par Équiterre et l'a lu sur place; elle le partage maintenant sur son blogue pour les pas chanceux comme moi qui n'étions pas à l'événement!

jeudi 6 octobre 2011

Ça y est!

Le vrai premier gel de l'automne 2011, c'était cette nuit. Quelle beauté que la vue de tout le quartier recouvert de givre, ce matin! Quelle désolation que le feuillage flétri de mes dahlias, encore magnifiques hier. Je leur dis donc à l'an prochain...

C'est le temps de défaire le jardin. J'ai eu quelques tomates et concombres de plus depuis la menace de gel de septembre, mais même si la météo prévoit des nuits chaudes et des journées ensoleillées pour les prochains jours, le jardin ne produit pratiquement plus. Aussi bien cesser les efforts et les mettre ailleurs!

mardi 4 octobre 2011

Bouquet comestible


Encore une bonne raison de jardiner et de fleurir son chez-soi! Comme cadeau d'hôte ou comme centre de table, un bouquet comestible ne manque pas d'attirer les regards et fait beaucoup parler!

Je me suis inspirée d'un superbe bouquet de fines herbes que Martine nous a offert, à une gang d'amies-blogueuses, cet été, et aussi d'une émission d'À la di Stasio où un des chefs du restaurant Toqué! parlait des salades de fleurs servies en saison à son resaurant et, de façon plus générale, des fleurs comestible que leur fermière leur fournit avec les légumes--et il trippait vraiment! De retour chez moi, voici ce que contient le bouquet ci-dessus, composé à la fin de septembre.

Feuilles:
Feuilles de chou palmier noir de Toscane (se mange comme kale)
Feuilles de brocoli rouge Purple Peacock (idem; provenant d'un plant dont les feuilles sont découpées en dentelles; certains plants ont plutôt des feuilles pleines moins décoratives)
Shiso pourpre

Herbes culinaires:
Basilic genovese (sans--meilleur au goût-- et avec fleurs)
Basilic thaï en fleurs
Basilic cannelle en fleurs
Branche de graines de coriandre
Menthe à la poire "Sweet Pear" en fleurs
Menthe à la lime "Candy Lime" en fleurs

Fleurs comestibles:
Une fleur de courgette Cocozelle (qu'on ne voit presque pas sur les photos)
Tagète français
Tagète "Red Gem"
Calendula
Oeillet (Sweet Pink) 'Rainbow Loveliness'
Bourrache

Bon appétit!

Rappel: toujours s'assurer du caractère comestible d'une fleur avant d'y goûter, et de l'absence de pesticide!

mardi 27 septembre 2011

Gel automnal

Comme je l'ai déjà mentionné (voir aussi les commentaires du billet en lien), il n'est pas toujours facile d'obtenir des données climatiques fiables, à moins d'habiter sur le site d'une station météo officielle... Donc, avant de l'oublier, je veux consigner ici des données pour commencer à tenir mes statistiques. Le 16 septembre 2011 au soir, on annonçait une possibilité de gel au sol pour ma région. Le 17 au matin, la toiture de mon voisin arrière était givrée; par contre, aucun de mes plants ne semble avoir souffert (incluant les fragiles tomates et cucurbitacées). Les nuits sont chaudes (parfois 7 degrés Celsius, souvent 10 et plus) depuis ce temps. On annonce actuellement une nuit froide pour le 1er octobre: à suivre... en espérant que je penserai de continuer mes notes ici!

En parlant avec mon père, qui s'intéresse depuis longtemps à ce genre de données (quand j'étais petite, il découpait et conservait chaque année la page du journal qui résumait la météo de l'année précédente, en janvier), j'ai découvert une nouvelle source de données. En passant par le site d'Environnement Canada, on peut trouver des normales climatiques pour de nombreuses stations météorologiques au pays. Avec le plus populaire Météomédia, on n'a de données courantes que pour les stations de Mirabel et St-Jovite, pour les Laurentides, par exemple, alors qu'il existe une station Météo à St-Hyppolite, beaucoup plus près de chez moi... Intéressant! Vous y trouverez peut-être aussi des données utiles! Toutefois, les données utilisées par Environnement Canada sont celles de 1971 à 2000, donc elles ne sont peut-être pas représentatives du futur à cause des changements climatiques que nous connaissons actuellement.

jeudi 22 septembre 2011

Un mauvais truc pour le lave-vaisselle

On voit souvent des listes de "petits trucs", de "petits gestes" écolos. Chaque petit geste compte, non? Oui, bien sûr... Mais je suis plutôt sceptique au sujet de tous ces trucs, car si chaque geste compte, les gros gestes comptent plus que les petits et il ne faudrait pas oublier de commencer par eux. Et ça, c'est quand les trucs aident vraiment, et je veux parler ici d'un truc complètement dépassé que j'ai vu dernièrement.

Au Zoo de Granby, dans une exposition, une murale parlait d'environnement et présentait quelques gestes écolos. Le tout s'adressait surtout aux enfants, mais il y avait une section intitulée "Pour les parents". Un des trucs y était de ne partir le lave-vaisselle que lorsqu'il est plein, et toujours au cycle le plus court. Or, avec certains appareils récents--comme mon appareil actuel--, le cycle le plus court consomme PLUS d'eau chaude et plus d'énergie! C'est que lors des cycles plus longs (mon lave-vaisselle prend jusqu'à trois heures pour une brassée "normle"... C'est long, mais comme il fonctionne surtout la nuit, ça ne change pas grand chose), mon lave-vaisselle filtre et réutilise l'eau, au lieu de prendre de l'eau du robinet en continu comme dans le cycle court. Ce cycle ("speed clean" ou "one-hour clean" ou nom semblable) est aussi, en général, moins efficace pour nettoyer que les cycles longs, et plus il y a de vaisselle à re-laver, moins c'est écolo, car le re-lavage consommera aussi de l'eau et du détergent. Sans compter notre temps et notre effort (voir ci-dessous).

De plus, les appareils récents sont généralement munis de capteurs de saleté pour déterminer si un changement d'eau est requis et si le lavage est terminé. Ainsi, partir le lave-vaisselle pas complètement plein gaspille beaucoup moins d'eau et d'énergie que jadis, puisqu'à saleté égale par morceau de vaisselle, avec moins de vaisselle totale on a moins de saleté totale et les capteurs termineront donc le lavage plus tôt. L'idéal reste bien sûr de partir le lave-vaisselle quand il est plein, mais considérant que souvent ça implique plus de lavage à la main (des articles qu'on utilise souvent mais dont on a peu d'exemplaires), ça fait qu'on passe beaucoup plus de temps et d'efforts sur la vaisselle, temps et efforts qu'on n'a plus pour d'autres gestes écolos... Pour ma part, donc, j'ai laissé tomber le perfectionnisme de lave-vaisselle et Si le haut est plein alors que le bas ne l'est pas (et c'est une situation quasi-universelle!), go, on démarre!

Quant au truc du zoo, ma version est: consultez le manuel de votre lave-vaisselle (vous ne l'avez plus? Plusieurs sont disponibles en ligne ou en téléphonant au fabricant) pour savoir quel est le cycle le plus écologique, et utilisez ce cycle le plus souvent possible!

mercredi 17 août 2011

Petites joies

J'ai plein de bonnes raisons écolos de jardiner:

-Pour avoir moins de gazon (une telle mono- ou oligoculture sur de très grandes surfaces, quel attrait pour les maladies et ravageurs! Mais aussi, les graminées comme le gazon ne nourrissent pas les abeilles et autres butineurs et nuisent donc à ces insectes pourtant essentiels à de nombreux végétaux et à tous ceux, animaux et humains, qui les consomment!)
-Pour avoir des légumes, herbes, fruits et fleurs comestibles frais, sans pesticides, sans aucun emballage et sans consommer de ressources pour leur transport
-Pour la biodiversité de mon environnement
-Pour faire découvrir les plantes. Mes brocolis font fureur auprès de ma famille et mes amis qui ne connaissent rien au jardinage: "C,est de ÇA que ça a l'air? Ça prend TOUTE cette place faire pousser UN brocoli?" Certaines espèces ou cultivars peu connus titillent ceux qui jardinent aussi: la bourrache, le brocoli rouge Purple Peacock, la menthe à la poire...
-Pour donner l'exemple en fait de culture écolo. Si mes amis et voisins ne se fient qu'aux conseils des pépiniéristes du coin, ils n'essaieront peut-être jamais certaines méthodes écolo... Montrer un magnifique jardin bien fourni, ça parle. (Un cerisier tout moucheté de champignons ou un kale dévoré par les chenilles, c'est moins convaincant, par contre...)

Mais mis à part ces raisons rationnelles, il y a le plaisir. Plaisir d'aller cueillir des fruits et légumes chaque jour ou presque dans ma propre cour pour ensuite les déguster. Plaisir de voir pousser toutes ces plantes, de découvrir leurs fleurs, de voir mûrir leurs fruits. Et, la cerise sur le sundae, plaisir de partager toutes ces plantes avec d'autres animaux. Un monarque qui se pose sur mon échinacée Tomato Soup; un colibri venu voir mes fleurs de Crocosmia "Lucifer" (évidemment, je n'avais pas ma caméra en main): WOW. Je suis comblée.

mardi 19 juillet 2011

Bourrache

Mais quelle est cette jolie petite fleur bleue qui décore mon assiette de concombre? La bourrache (Borago officinalis)!

Je n'avais jamais entendu parler de la bourrache avant cet hiver. Alors que je planifiais mon jardin, j'ai lu que les fleurs de la bourrache attirent des insectes bénéfiques, comme des pollinisateurs. J'ai même lu quelque part qu'on ne devrait jamais faire de jardin sans bourrache! Ah bon! En plus, il s'agit d'une plante comestible, donc j'avais toutes les raisons d'en commander un sachet de graines. Au printemps, j'ai vu chez Rona des sachets de "paillis vert" biologique pour tomates de la marque Goutzy, supposément développé pour la culture biologique en Oregon selon les inscriptions du sachet. Ce paillis vert était constitué de bourrache, basilic, estragon mexicain (une forme de tagète, fleur reconnue pour éloigner les nématodes qui nuisent aux racines des tomates) et radis daïkon. Je n'ai pas acheté les sachets car j'avais déjà commandé ailleurs basilic, bourrache et tagètes--et au diable les radis, légume que ma petite famille n'aime pas! De plus, je n'ai pas trouvé Goutzy sur internet et ces sachets étaient en méga-spécial, donc j'ai l'impression qu'ils sont vieux et que l'entreprise n'existe plus. Si ce paillis était très intéressant, son prix l'était moins à presque 9$ le sachet avant le spécial (quoique... ça revient au moins aussi cher d'acheter séparément des sachets des quatre constituants) et peut-être que pas grand monde n'est prêt à payer ce prix pour "du paillis"... En tout cas, ce ne sont que des suppositions. Reste que ce sachet m'a rassuré dans ma décision de commander de la bourrache. Enfin, quand nulle autre que Martine Gingras a mentionné cette fleur dans son top 5 des fleurs comestibles, j'étais donc contente d'en avoir chez moi... et donc impatiente qu'elle fleurisse pour y goûter!

Jeune plant de bourrache avec deux cotylédons et une petite vraie feuille. Les cotylédons sont ÉNORMES! Ils mesurent plus de 4 cm de long! En éclaircissant mes semis intérieurs ce printemps, j'y ai goûté. Pas très bon; ça goûtait "le gazon". Restait à attendre le reste de la plante...


En passant, j'en profite pour montrer un tagète "français" (French marigold), l'espèce la plus efficace contre les nématodes. À ce stade, pas laide... mais ça devient une "boule orange", une fleur très, très, très courante, vue pratiquement partout depuis mon enfance et que je ne trouve pas très belle. C'est vraiment juste pour les nématodes... revenons à la bourrache, d'accord?


Un de mes plants de bourrache en fleurs. Les fleurs sont toutes retombantes, donc à moins d'être collée dessus et de la regarder par en-dessous, ce n'est pas une plante très décorative. Elle serait plus belle en massif. J'en ai planté une par pied carré (je me suis beaucoup inspirée du "square foot gardening" pour mon jardin; or le sachet de bourrache recommandait un espacement final de 30 cm, soit un pied); l'an prochain, j'essaierai de trouver un arrangemnt pour en planter quelques-unes ensemble. Puisque leur rôle est d'attirer des insectes volants, je les platerai peut-être dans une plate-bande pas loin du jardin plutôt que dans le jardin lui-même. À suivre...


Vue de si près (et du dessous) par contre, c'est une beauté! D'autre part, avec tous ces poils, les feuilles, tiges et boutons sont très doux au toucher.

J'adore cette photo! :-) En plus d'être belle, elle montre bien le pistil de la fleur (organe femelle), ici une petite tige très droite qui émerge au centre de la fleur.

Nous arrivons enfin à ce qui fait la particularité et le charme de la bourrache pour moi: sa façon de se défaire de ses fleurs en les "éjectant"!!!! Je n'avais jamais vu ça, c'est beau et très spécial. J'imagine que ça se produit une fois que la fleur a été pollinisée et que les graines vont se développer dans le pistil. Les sépales (les "feuilles" vertes placées derrière les pétales, ici de façon décalée telle qu'on les voit entre les pétales; sur la photo juste avant ce paragraphe, remarquez comme les sépales sont ouvertes et collées derrière les pétales) se referment et poussent la couronne de pétales et d'étamines (les organes mâles, qui ici ont l'air de petits "pics") qui glisse le long du pistil jusqu'au bout puis tombe. Voici des fleurs à différents stades de ce processus:

Dans la fleur tombée, on voit très bien le trou laissé par le pistil!

Qu'en est-il du goût de cette fleur intrigante? Très légèrement sucré. Rien pour voler la vedette côté gustatif; son vedettariat est plutôt dû à son bel aspect très décoratif! J'espère avoir encore de ces fleurs la prochaine fois que j'aurai de la visite, histoire de faire jaser mes convives...