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jeudi 22 septembre 2011

Un mauvais truc pour le lave-vaisselle

On voit souvent des listes de "petits trucs", de "petits gestes" écolos. Chaque petit geste compte, non? Oui, bien sûr... Mais je suis plutôt sceptique au sujet de tous ces trucs, car si chaque geste compte, les gros gestes comptent plus que les petits et il ne faudrait pas oublier de commencer par eux. Et ça, c'est quand les trucs aident vraiment, et je veux parler ici d'un truc complètement dépassé que j'ai vu dernièrement.

Au Zoo de Granby, dans une exposition, une murale parlait d'environnement et présentait quelques gestes écolos. Le tout s'adressait surtout aux enfants, mais il y avait une section intitulée "Pour les parents". Un des trucs y était de ne partir le lave-vaisselle que lorsqu'il est plein, et toujours au cycle le plus court. Or, avec certains appareils récents--comme mon appareil actuel--, le cycle le plus court consomme PLUS d'eau chaude et plus d'énergie! C'est que lors des cycles plus longs (mon lave-vaisselle prend jusqu'à trois heures pour une brassée "normle"... C'est long, mais comme il fonctionne surtout la nuit, ça ne change pas grand chose), mon lave-vaisselle filtre et réutilise l'eau, au lieu de prendre de l'eau du robinet en continu comme dans le cycle court. Ce cycle ("speed clean" ou "one-hour clean" ou nom semblable) est aussi, en général, moins efficace pour nettoyer que les cycles longs, et plus il y a de vaisselle à re-laver, moins c'est écolo, car le re-lavage consommera aussi de l'eau et du détergent. Sans compter notre temps et notre effort (voir ci-dessous).

De plus, les appareils récents sont généralement munis de capteurs de saleté pour déterminer si un changement d'eau est requis et si le lavage est terminé. Ainsi, partir le lave-vaisselle pas complètement plein gaspille beaucoup moins d'eau et d'énergie que jadis, puisqu'à saleté égale par morceau de vaisselle, avec moins de vaisselle totale on a moins de saleté totale et les capteurs termineront donc le lavage plus tôt. L'idéal reste bien sûr de partir le lave-vaisselle quand il est plein, mais considérant que souvent ça implique plus de lavage à la main (des articles qu'on utilise souvent mais dont on a peu d'exemplaires), ça fait qu'on passe beaucoup plus de temps et d'efforts sur la vaisselle, temps et efforts qu'on n'a plus pour d'autres gestes écolos... Pour ma part, donc, j'ai laissé tomber le perfectionnisme de lave-vaisselle et Si le haut est plein alors que le bas ne l'est pas (et c'est une situation quasi-universelle!), go, on démarre!

Quant au truc du zoo, ma version est: consultez le manuel de votre lave-vaisselle (vous ne l'avez plus? Plusieurs sont disponibles en ligne ou en téléphonant au fabricant) pour savoir quel est le cycle le plus écologique, et utilisez ce cycle le plus souvent possible!

lundi 18 juillet 2011

Arroser avec l'eau du déshumidificateur

Pour économiser l'eau potable, on peut récupérer l'eau du déshumidificateur pour l'arrosage des plantes. L'été dernier (2010), lors des canicules (où l'air est généralement très humide en plus d'être très chaud), le déshumidificateur de mon sous-sol remplissait son réservoir de 6 litres deux fois par jour, me fournissant 12 litres pour arroser. Ce n'est pas énorme quand on a un grand potager, mais c'est tout de même un début! Ça demande moins d'effort et ça fournit un plus grand volume que bien d'autres "trucs", comme d'utiliser les fonds de verres d'eau au lieu de les jeter à l'évier... que d'efforts et de temps (aller-retours au jardin) pour si peu d'eau! Ce genre de "truc" perfectionniste et improductif, quoique bien intentionné et pas mauvais en soi, sert principalement à décourager les gens de devenir écolo, selon moi...

Certains climatiseurs et échangeurs d'air "produisent" aussi de l'eau. En fait, dans tous les cas, l'eau contenue dans l'air chaud humide se condense au contact de sections froides de ces appareils. Rien ne se perd, rien ne se crée, on transforme simplement la vapeur en liquide! S'il peut être pratique de diriger cette eau à l'égout avec un tuyau (c'est typiquement le cas pour les échangeurs d'air, qui produisent surtout de l'eau en hiver alors qu'on arrose peu, mais plusieurs déshumidificateurs offrent aussi cette option), tant qu'à consommer 12 litres de plus d'eau potable traitée juste pour l'arrosage, je préfère utiliser le réservoir de l'appareil (ou utiliser un seau s'il n'y a pas de réservoir) et récupérer cette eau venue du ciel--ben, de l'air!

mardi 12 juillet 2011

Tutoriel: comment nettoyer un pot de beurre d'arachide

Ou comment nettoyer un pot de mayonnaise, ou comment nettoyer un pot de Nutella... Le principe est le même, mais ce sont les pots de beurre d'arachide qui me décourageaient le plus. Au passé, parce que j'ai maintenant trouvé une technique simple et rapide pour les nettoyer afin de pouvoir les envoyer illico au recyclage au lieu de les laisser traîner dix jours sur le comptoir avant d'avoir le courage de m'y attaquer (ou qu'ils finissent à la poubelle quand le comptoir est trop chargé et mes batteries, trop déchargées). Car, avouons-le, un des problèmes du recyclage est qu'il nous donne un surplus d'ouvrage. Quand mon lave-vaisselle est bien rempli (au moins une fois par jour...) et démarré, que me reste-t-il à laver à la main? Souvent, ce sont surtout des pots destinés au recyclage. Frustrant! Je connais même des gens qui ne recyclent pas du tout car pour eux, il n'est pas question de "laver leurs vidanges" (je n'ai même pas réussi à convaincre ces irréductibles de se procurer un bac juste pour y déposer leurs circulaires et leurs bouteilles d'eau individuelles vides, actes qui ne demanderaient aucun effort! il y a de ces causes désespérées...). Bon, avec un simple pot de yogourt, un rinçage dès qu'il est vide (avant qu'il ne sèche) suffit souvent, mais pour d'autres aliments plus gras, ce n'est pas le cas. Le pire étant, à mon avis, le beurre d'arachides. Voulez-vous ma technique?

Revenons à nos pots de beurre de pinottes. Voici de quoi a l'air le gros méchant loup et ce, même après qu'on ait fait son gros possible avec le couteau pour pourvoir encore tartiner une dernière toast:


Avouez que juste de le voir en photo, ça vous décourage! Beurk, c'est gras, ça va scraper toute l'eau de vaisselle. Alors on le garde pour la fin et à la fin, on est tanné de faire la vaisselle et on remet à demain...

Mais non! Tout ce qu'il faut, c'est une spatule en silicone comme celles-ci. Pour nettoyer les pots, la petite de couleur orange, à droite, est ma préférée. Un de ses côtés a même une forme faite pour nettoyer sous le rebord des pots!


Contrairement au couteau, la spatule est concue pour racler des surfaces, tant par sa forme que sa souplesse. Celles en silicone ont une souplesse inégalée, se lavent très facilement (au lave-vaisselle, même!) et sont très durables, c'est pourquoi je les préfère à tout autre matériau. Dans le pot illustré ci-dessus, j'ai récupéré environ 2 cuillères à table (environ 30 mL) de beurre d'arachide, soit une portion du Guide alimentaire canadien. Un repas de plus--ma technique est écono en plus d'être écolo! Et voici le résultat, beaucoup moins décourageant à laver à la main:


Comme je l'ai mentionné au début, la spatule "magique" est aussi très efficace pour tous les autres pots qui nous découragent!

***Fin du tutoriel***

Alerte: Début d'une section théorique nerd! Mais vous me connaissez, je vais tout expliquer bien clairement! :-)

Évidemment, on peut aussi rincer sans fin avec de l'eau chaude du robinet avant de laver au savon, mais je trouve ridicule de gaspiller tant de litres d'eau potable et de générer tant de matière organique dans l'eau usée. Mon lectorat écolo est sûrement familier avec la nécessité de ne pas gaspiller l'eau, mais peut-être pas avec la problématique de la matière organique dans l'eau usée, sur laquelle je veux donc insister un peu.

La matière organique dans l'eau crée une demande biochimique en oxygène (DBO) pour sa décomposition microbienne, c'est-à-dire que les microbes qui prolifèrent pour la décomposer dans l'eau usée consomment de l'oxygène qui n'est plus disponible pour les poissons et autre faune aquatique. Bonjour eau opaque dégueu, adieu biodiversité!

Dans l'eau usée, les sources de matières organiques sont nombreuses; parmi elles: nettoyage de la vaisselle et des vêtements, chasse d'eau de la toilette, broyeur de cuisine (un appareil absolument pas écolo, justement pour toute la matière organique qu'il flushe!), eau du bain ou de la douche (en plus de la sueur et des particules de peau, qui sont inévitables, tous les cosmétiques que nous appliquons finissent à l'égout!). Une partie de cette matière organique et de la DBO associée est retirée par les usines de traitement des eaux usées et chaque usine a des limites à respecter quant à la DBO des eaux usées traitées qu'elle rejette, mais évidemment, ce traitement n'est pas parfait et a un coût qui va directement dans notre compte de taxes municipales. Par définition, les eaux usées contiendront toujours de la matière organique générant de la DBO, mais certaines bonnes habitudes permettent de la réduire significativement, par exemple: ne pas utiliser de broyeur (préférer le compostage pour réduire les matières organiques jetées aux poubelles!), vider les assiettes dans la poubelle avant de les mettre dans le lave-vaisselle au lieu de les rincer (le rinçage manuel utilisant plus d'eau que le cycle de rinçage du lave-vaisselle et les bonnes machines modernes étant assez performantes pour gérer la vaisselle pas rincée) et jeter le gras alimentaire (comme le gras de bacon ou de bouillon de poulet) à la poubelle plutôt qu'à l'évier si on ne l'utilise pas en cuisine.

vendredi 30 juillet 2010

Plic. plic. plic.

Il fait beau. Il fait frais. Il est 7h45. Qu'est-ce qui tombe goutte à goutte dans mon tonneau?

La rosée!

Je ne pense pas récupérer ainsi des quantités significatives d'eau, mais c'est tellement romantique!

J'ai un tonneau à eau de rosée!

dimanche 13 juin 2010

Économie d'eau: il n'y a pas que l'arrosage

Je me demande bien pourquoi la plupart des municipalités ont des règlements restreignant l'arrosage extérieur à des fins d'économie d'eau potable, alors qu'elles autorisent des tas de nouveaux développements domiciliaires sans y exiger l'installation de toilettes économes en eau, une mesure qui économiserait aussi beaucoup d'eau potable et ce, à l'année longue et sans effort ni désagrément pour les résidents. Une toilette économe coûte quelques centaines de dollars de plus qu'une toilette de base, mais pour un promoteur qui en achèterait quelques centaines, le prix serait certainement meilleur que pour un consommateur isolé, et sur les 200K$ et souvent beaucoup plus que coûtent maintenant les maisons, ça ne paraîtrait pas tellement...

Pas que je sois une fanatique de l'arrosage (d'ailleurs, je viens d'apprendre que le gazon tombe en dormance en cas de sécheresse et qu'il vaut ainsi mieux ne pas l'arroser du tout, pour qu'il atteinge cette dormance et survive par ses rhizômes, que de l'arroser insuffisamment!*). Mais je crois que d'autres mesures pourraient s'ajouter à ce classique...

Dans le cas des toilettes, cette économie se ferait à l'année longue, et pas seulement en période estivale. Évidemment, l'approvisionnement en eau est généralement plus critique l'été. Par contre, même quand l'approvisionnement n'est pas problématique, l'eau du robinet a été pompér, filtrée et traitée à grands frais, donc une économie à l'année longue serait utile aussi.

*Smeesters, Édith. Pelouses écologiques et autres couvre-sols, Broquet, 2008, ISBN 9782890009585.

mardi 25 mai 2010

Arrosage et canicule

J'ai utilisé l'eau de la micro-piscine pour arroser des plantes en début de soirée. J'aurais pu la vider sur le gazon, qui en aurait profité aussi. Tout sauf vider à la rue vers l'égout cette eau qui a eu tout l'après-midi pour déchlorer et qui est à la température ambiante (ne causant pas de choc thermique à mes amies végétales)! Je me demande toutefois si les traces de crème solaire (venant de mon fils qui a barboté) peuvent nuire à mes plantes. Une fois, probablement pas. Tout l'été? On verra. Je ne crois pas que ma pratique soit assez répandue pour que la question ait été étudiée scientifiquement...

***

La maison d'un de mes voisins est à vendre. Pour avoir une pelouse plus attirante, il arrose TOUS LES SOIRS, contre les recommandations d'usage (2.5 cm d'eau par semaine suffisent) et les règlements municipaux (3 soirs par semaine, selon le numéro civique). Ça se fait, rapporter anonymement un voisin? Je ne veux pas me faire d'ennemi, mais ce gaspillage m'énerve, surtout en période de canicule (quelqu'un me rapportait que certaines municipalités interdisent déjà tout arrosage) qui semble vouloir se poursuivre. Et puis, il veut déménager, je n'aurai pas d'ennemi trop trop longtemps...

lundi 17 mai 2010

Tonneau de pluie

Arroser mes plantes avec l'eau d'un tonneau de pluie me fait vraiment réaliser la consommation d'eau que ça représente. Une journée de mise en terre d'annuelles achetées en caissette? Un demi-tonneau. C'est énorme!

Remplir un bidon d'un gallon prend quelques secondes. Combien de temps reste-t-on avec un boyau ouvert lorsqu'il est connecté à l'aqueduc? Avec un débit semblable ou supérieur à celui de mon tuyau de tonneau de pluie? Ça en fait, de l'eau, ça... De la belle eau potable qu'on paie via nos taxes municipales pour faire pomper, filtrer, chlorer.

C'est ce qu'il faudrait à ces idiots qui arrosent leur asphalte, pour leur faire réaliser à quel point ils gaspillent l'eau. Malheureusement, ce sont probablement les gens qui seraient les moins enclins à se procurer un tonneau de pluie.