Affichage des articles dont le libellé est Livre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Livre. Afficher tous les articles

jeudi 26 mai 2011

Dossier sur l'environnement

Le dernier numéro de la revue Relations présente un dossier sur l'environnement. Pour l'instant, un seul texte est disponible en ligne, mais connaissant le sérieux dont fait preuve cette publication, j'ai hâte de pouvoir lire les autres textes dans quelques mois!

vendredi 29 avril 2011

Invitation!

C'est avec un immense plaisir que je vous invite au lancement du roman de ma soeur, Cité Carbone; Quand s'effrite le diamant, qui aura lieu mercredi prochain, le 4 mai 2011 à 17h, à Montréal!

Pourquoi mentionner un roman sur un blogue écolo? Pas seulement parce que c'est celui de ma soeur (quoique ce soit un facteur important :-) mais aussi parce que le thème de son roman touche à mes préoccupations écolo. Cité Carbone met en scène la ville en l'absence de pétrole et le chaos qui en résulte. Je dis ça d'après les résumés fournis par ma soeur et la version très, très, très préliminaire dont j'ai lu quelques pages il y au moins cinq ans... car je n'ai pas encore lu la version finale. Et... j'ai TRÈS hâte!

Je serai au lancement du 4 mai à Montréal. Au plaisir de vous y voir!

Plus de détails

Note: Un autre lancement, où je ne serai pas, aura lieu à Québec le 6 mai; avis aux gens de la Capitale!

lundi 19 juillet 2010

Une lettre d'Édith Smeesters!!!

Vendredi dernier, je publiais ici ma critique du livre d'Édith Smeesters, Pelouses écologiques et autres couvre-sols. J'ai aussi envoyé un courriel à l'éditeur, en lui demandant de faire suivre à l'auteure, lui donnant le lien vers mon billet parce que je me disais que mes critiques (sur les photos, les maladies et les champignons) pouvaient être constructives et contribuer à améliorer une éventuelle réédition du livre.

Dès ce matin, j'ai reçu une réponse de madame Smeesters par courriel! Wow! Je suis contente de voir qu'en plus d'informer les internautes qui atterriront sur mon billet, mes commentaires sont appréciés par l'auteure et qu'ainsi, leur aspect constructif pourra se matérialiser!

Voici ce que m'a écrit madame Smeesters.

Bonjour Lucie

Grand merci pour vos commentaires constructifs sur mon dernier livre! Cela fait du bien car, après un ou deux ans de publication, les livres semblent tomber dans l'oubli! Pourtant il y aurait encore tant à faire et à dire sur les pelouses et les pratiques écologiques, mais j'avoue que je suis un peu découragée par le manque de support de nos gouvernements, le manque de fonds et de surveillance vs toute la fausse publicité qui circule et les tricheurs qui importent des produits bannis au Québec. Actuellement j'ai déménagé à la campagne, loin des pelouses manucurées, et je me contente de donner des conférences par-ci par-là. Je pense aussi à une traduction en anglais car cela bouge dans certains états américains et ils ont très peu d’infos et de support politique. Suite au Code de gestion des pesticides du Québec, le lobby américain des pesticides a fait en sorte qu’il est pratiquement impossible d’interdire leur usage et surtout leur vente aux USA. Ils poursuivent même le gouvernement du Canada en vertu des accords de libre échange de l’ALENA car ils ne peuvent plus vendre leur 2,4 D (Killex) au Québec depuis 2006 et maintenant en Ontario depuis 2009 !

Cela dit, c’est vrai que je parle très peu des maladies car je n’ai aucune expérience avec ça et on m’a dit que c’était surtout un problème de choix d’espèces de gazon et de terrains de golf. Le gros problème c’est qu’on a implanté du pâturin des prés partout (gazon en plaque). Avez-vous déjà essayé le mélange Eco-Turf de Gloco ? Disponible chez Canadian Tire je crois. Il contient un peu de pâturin mais surtout des fétuques à croissance très lente et résistantes aux maladies et à plusieurs insectes. Cela pousse très lentement. Donc, la première année, on a l’impression que le gazon ne prendra jamais, mais après un an c’est parfait et on a moins de tonte à faire. Je crois qu’il est disponible avec ou sans trèfle blanc, mais le trèfle permet une implantation plus rapide et fait oublier les autres « adventices ». C’est ainsi que les agronomes appellent les « mauvaises herbes ». Je n’ai pas voulu utiliser ce terme dans mon livre car j’avais peur que 90% des gens me trouvent trop scientifique !

Voilà, j’aurais pu vous répondre sur votre blogue mais je n’ai pas trop de temps pour aller là dessus et répondre à tout le monde… mais je devrais peut-être? En tout cas n’hésitez pas à partager le contenu de mon message.
Merci encore !

Edith
Je me prépare à lui répondre que son livre est loin d'être oublié, même s'il fait peut-être moins parler de lui dans les médias traditionnels que dans les mois après sa sortie*. Quand je serai prête à prêter ma copie, j'ai déjà deux réservations parmi mes amies et ma famille (il peut être suggéré à la bibliothèque locale aussi!). Plusieurs copies étaient bien en évidence dans les présentoirs saisonniers de la librairie, quand je l'ai acheté au début de l'été, aussi j'espère que les ventes seront au rendez-vous!

*Sans en être le sujet principal, il était tout de même mentionné comme référence dans une chronique horticole dans Le Devoir pas plus tard que samedi dernier; merci à mon amie Isabelle de m'avoir souligné cet article dont les propos rejoignent les miens: le gazon est difficile à remplacer dans les endroits où l'on marche, alors aussi bien le rendre écologique!

Je conclus en vous invitant à ne pas hésiter à écrire pour faire bouger les choses. Un courriel à un auteur, un éditeur ou même un manufacturier (ou un appel à leur ligne sans frais, dans ce cas) peut contribuer à faire bouger les choses et à amener des changements! Je viens d'ailleurs de créer une nouvelle catégorie pour ce blogue: Communication engagée. Il m'arrive occasionnellement de contacter des gens en tant que lectrice ou que consommatrice et j'ai déjà mentionné de telles communications à quelques reprises dans mon culinoblogue en rapportant les informations (ou l'absence d'information!) ainsi obtenues... et même, une recette qu'un éditeur m'a autorisée à mettre en ligne! (1, 2, 3, 4). À l'avenir, je veux rendre compte ici de ces communications engagées lorsqu'elles seront en lien avec mes préoccupations environnementales.

vendredi 16 juillet 2010

Livre: Pelouses écologiques et autres couvre-sols

Pour ma part, le livre Pelouses écologiques et autres couvre-sols d'Édith Smeesters pourrait s'intituler "Pelouse 101" et il devrait être une lecture obligatoire pour tout propriétaire de terrain gazonné (ou de terrain pas encore gazonné suite à une construction récente). Je me le suis procuré suite à la recommandation de ma copinaute Joa et j'en suis très contente! Nous sommes nouvellement propriétaires d'une maison dont le terrain a été recouvert de gazon en rouleaux l'année avant que nous emménagions, et ce livre a répondu à une foule de nos questions sur l'entretien de notre cour, que nous souhaitons faire de façon la plus écologique possible: tonte, aération, terreautage, réensemencement, déchaumage, fertilisation, leur nécessité, leur fréquence, la façon de le faire. Avant de nous procurer ce livre, nos seules* sources d'informations étaient notre expérience antérieure (basée sur des façons de faire pas nécessairement écolo des années début 1990) et les circulaires de jardineries qui veulent nous vendre leur programme d'engrais synthétique en quatre étapes et leurs différents mélanges de semences...

Si vous lisez mes autres blogues, particulièrement mon culinoblogue, vous savez que je suis une scientifique dans l'âme qui aime comprendre les fondements de ce qu'elle fait. J'ai donc adoré dans ce livre la présentation (avec photos) des différents genres et espèces de plantes (surtout des graminées) fréquemment utilisées pour composer une pelouse. La présentation de "mauvaises herbes" (il faudrait bien trouver un jour un autre terme pour ces plantes) indicatrices des conditions du sol, comestibles et médicinales est très utile aussi, quoique certaines photos laissent à désirer (je défie quiconque ne connaissant pas l'herbe à poux de l'identifier à partir de la photo de la p. 32! Un léger agrandissement de la même photo, à la page 152, montre déjà mieux les feuilles caractéristiques de cette plante, mais laisse tout de même à désirer du point de vue de l'identification).

Je trouve ce livre assez complet, puisqu'il comporte aussi des chapitres sur l'historique de la pelouse, sur les autres couvre-sols végétaux et inertes et sur les aménagements écologiques pour des terrains divers comme les golfs, les bords d'autoroutes et les berges de lacs. De plus, une des grandes qualités de Pelouses écologiques et autres couvre-sols est de ne pas diaboliser la pelouse et de reconnaître que, si la pelouse typique nord-américaine a grand besoin d'être améliorée du point de vue écologique (meilleure biodiversité et entretien plus écologique), la pelouse demeure un incontournable dans certaines situations. En effet, peu d'autres surfaces couvertes de plantes pourraient survivre à du piétinement d'enfants qui jouent ou de sportifs. Le chapitre sur les autres couvre-sols ne présente d'ailleurs qu'une seule plante supportant un piétinement modéré, le thym serpolet. À cet égard, le réalisme du livre de Smeesters en fait un outil beaucoup plus pratique et grand public que d'autres livres anti-pelouses.

Pelouses écologiques et autres couvre-sols n'est tout de même pas parfait. D'abord, il y manque un index! Quand on se rappelle avoir lu quelque chose sur un sujet X (tel amendement de sol ou telle espèce de plante), la table des matières n'est pas le meilleur outil pour retrouver rapidement l'information qu'on cherche. Ensuite, dans le chapitre sur le contrôle des indésirables, la section sur les maladies de la pelouse m'a déçu. Contrairement à la section sur les insectes ravageurs, la section des maladies ne compte aucune photo et aucune action spécifique en fonction des maladies. Il y a du blanc sur mon gazon sous les bouches de sortie de l'échangeur d'air et de la sécheuse; je me doute que l'humidité de l'air à ces endroits est en cause mais j'aimerais bien en savoir plus et savoir s'il y a quelque chose à faire avec le gazon à ces endroits (car je me doute que si seule l'humidité est en cause, elle nuira aussi aux couvre-sols ou plate-bandes que je pourrais installer à ces endroits). Je ne suis peut-être pas la seule à être déçue par les généralités dans cette section! Enfin, les gros champignons y sont abordés très à la légère. "Ils ne sont pas nuisibles et peuvent même être comestibles", y prétend-on (p.91). Ceci contraste énormément avec la position du Centre antipoison du Québec dans ce communiqué sur les champignons de pelouse. Une agronome employée par la pépinière du coin m'a confirmé qu'il n'y avait rien à faire contre ces champignons à part les arracher à la main, ce qui explique que rien ne soit indiqué dans le livre de Smeesters, mais je ne dirais pas qu'ils ne sont pas nuisibles... le seul fait d'en arracher encore et encore est une nuisance! Dire que j'en ai probablement pour plusieurs années, tant qu'il restera des morceaux de bois non-décomposés dans la terre des rouleaux de gazon, selon l'agronome...

Malgré ces quelques points à améliorer, j'aime beaucoup Pelouses écologiques et autres couvre-sols et je le recommande chaudement à quiconque a ou veut une pelouse. J'aurais pu bénéficier des informations de ce livre même en condo, puisque dans notre petit immeuble de 6 condos nous nous occupions nous-mêmes de l'arrosage de nos quelques mètres carrés de pelouse, entre autres (la tonte étant toutefois donnée sous contrat à une association de tous les petits immeubles du quartier). Comme il est écrit en préface (p.9, par Larry Hodgson alias le jardinier paresseux, un autre auteur horticole que j'aime bien), "C'est un livre que non seulement vous apprécierez, mais que vous voudrez partager avec tous vos voisins"!


Référence: Smeesters, Édith. Pelouses écologiques et autres couvre-sols, Broquet, 2008, 188 p.



*J'ai par la suite trouvé aussi beaucoup d'information écologique, récente et utile sur la pelouse sur le site du Jardin botanique de Montréal. Rien d'aussi complet que le livre de Smeesters, mais toujours mieux qu'une circulaire commerciale.

EDIT: 19 juillet 2010: Après avoir lu ce billet, Mme Smeesters m'a écrit! Suite ici!

mardi 15 juin 2010

Livre: Les vivaces (le jardinier paresseux)

Non, ce blogue ne parlera pas que de gazon, de son arrosage et de jardinage. Mais nous sommes au printemps et j'ai une cour à moi pour la première fois... donc, ce blogue reflète mes préoccupations du moment!

Je compte présenter occasionnellement des livres que j'ai trouvé intéressants, pratiques ou les deux (et peut-être parfois des livres que je ne recommande pas!). Je commence aujourd'hui avec un livre de Larry Hodgson, aussi connu comme Le jardinier paresseux. Il s'agit d'un de ses livres sur les vivaces; en effet, une récente visite à la librairie m'a appris qu'il en avait écrit au moins deux autres sur le même thème, dont un plus concis pour le traîner plus facilement quand on va magasiner des plantes et un autre plastifié pour l'amener au jardin sans crainte de le souiller. Soit que cet auteur a vraiment un souci pratico-pratique (ce qui irait avec son approche du jardinage, voir ci-dessous), soit que son éditeur sait comment tirer le maximum d'argent d'un bon contenu... Le livre dont je parle ici date de 1997 et je l'ai emprunté à la bibliothèque municipale (une façon écologique et économique de lire des livres!).

Ce livre de plus de 500 pages me semble assez complet et facile à comprendre. Il contient des sections plus théoriques portant entre autres sur les types de plate-bandes de vivaces, les maladies et parasites et leurs solutions écologiques, la culture des vivaces et leur multiplication. Il contient aussi un répertoire de vivaces recommandées pour les jardiniers "paresseux". Larry Hodgson met de l'avant une philosophie d'effort minimal pour un résultat maximal, ce qui convient bien à toute personne qui ne souhaite pas que le jardinage occupe tous ses temps libres. Les plantes qu'il recommande ne demandent donc pas de soins exagérés et facilitent donc le jardinage écologique: une plante bien placée (sol et luminosité appropriée), adaptée au climat (rustique) poussera mieux et sera moins sujette aux maladies et parasites, requérant moins d'interventions polluantes. Sa philosophie va toutefois plus loin que l'aspect écologique, puisque les plantes qu'il recommande n'ont généralement pas besoin de tuteurage, de division fréquente, de contrôle de l'expansion ou d'autres soins qui prennent temps et efforts.

Dans ce livre, le classement des plantes est d'abord fait par sections comme "vivaces vraiment sans entretien" et "à entretien minimal" (mais aussi "vivaces à éviter"!) mais aussi par leur emplacement et (ombre, soleil) et leur moment de floraison (printemps, été, automne, continue). D'autres détails comme l'usage possible des plantes (couvre-sol, pente, massif...) sont incluses dans la fiche de chaque vivace présentée. J'ai bien aimé les sections pour chercher quoi planter du côté sud (soleil) ou nord (ombre) de ma maison, zones où nous voulons établir des plate-bandes pour avoir moins de gazon à tondre et où le gazon pousse mal de toute façon. Par contre, si on cherche un couvre-sol, par exemple, il n'y a pas de chapitre conssacré à cet usage et il faut parcourir les autres sections et chercher cette information (bien placée et facile à trouver) dans les fiches individuelles. J'ai bien aimé aussi le fait que ce livre outrepasse la catégorisation habituelle de certains végétaux et présente des plantes pas habituellement classifiées comme vivaces, soit à cause de leur catégorie botanique (ex. petits arbustes) ou de leur usage (ex. rhubarbe comestible), mais qui se comportent comme des vivaces.

La section sur les différents fournisseurs de vivaces témoigne de l'âge du livre en ne présentant aucun site internet et en ne mentionnant même pas cette source d'information! À cause de son âge, ce livre semble difficile à trouver en librairie (les deux autres livres de vivaces du même auteur semblent l'avoir remplacé là où je suis allée dernièrement), mais il vaut certainement la peine d'être consulté à la bibliothèque ou acheté d'occasion!

HODGSON, Larry. Les vivaces, collection "Le jardinier paresseux", Broquet, 1997, 542 p., ISBN 2-89000-442-2. (ne semble plus disponible en librairie, contrairement à d'autres titres de la même collection (Les annuelles, Les arbustes)


Vus en librairie en juin 2010, sur le même sujet mais plus concis et présentant moins de plantes:

HODGSON, Larry. Vivaces, collection "Les idées du jardinier paresseux", Broquet, 2007, ISBN. (livre plus léger que celui de 1997; pas sur le site web de l'éditeur, étrange!)

HODGSON, Larry. Vivaces, collection "Tout-terrain", Broquet, 96 p., ISBN 978-2-89654-150-8. (livre plastifié et encore plus petit)